Pour commencer, je vais raconter tout de go mon parcours professionnel...
1. Bac - Fac
J'ai eu mon Bac Littéraire en 2002 et j'ai suivi ce que mon
coeur et mes envies du moment me disaient de faire, à savoir des études d'anglais (LLCE = Langue, Littérature et Civlication Etrangères). A la rentrée 2002,
me voilà donc embarquée à la fac, les premiers CM, les TD dans des salles pleines à craquer... La 1ère année a été bien, j'ai appris plein de choses, j'avais enfin goûté à la vie étudiante! Je me
voyais continuer, faire une thèse, l'agrégation...Le top du top quoi!
Mais, en 3ème année, un peu à bout de souffle, je commençais à en avoir marre des cours: toujours les mêmes choses, les mêmes schémas, les partiels deux fois par an et cette impression de
régresser intellectuellement. Je suis donc partie en Angleterre dans le cadre du CIEP en tant qu'assistante de français, juste après ma licence. Je voulais voir ce que c'était que d'être prof et
de toute façon, pour être prof de langues en France, il faut passer un an à l'étranger.
2. Grande-Bretagne
D'octobre 2005 à mai 2006, je suis donc partie dans le sud-ouest de
l'Angleterre, dans le Devon, county que j'avais demandé, en tant qu'assistante de français. L'année s'est écoulée doucement, le boulot était tranquille (15h de cours à donner par
semaine, et par "cours" j'entends des séances de 10 à 15 min d'activités ou de jeux en français avec des groupes de 4 à 5 élèves). Au final, je me suis dit que j'avais pas super envie de
faire prof; j'en avais côtoyé plein en Angleterre et ça m'avait vraiment pas donné envie de continuer dans cette voie.
3. Reprise fac d'anglais ?
De retour en France, j'ai trouvé un boulot d'été
comme vendeuse dans le prêt-à-porter. Puis, la rentrée approchant, il me fallait faire un premier choix: quelles études poursuivre ? Passer le CAPES d'anglais pour être
prof ?? Je n'étais pas du tout sûre de moi! J'ai donc décidé de continuer mes études d'anglais en entamant un Master 1 Recherche en Littérature... Mais, au bout d'un mois,
déception sur déception: les cours étaient super théoriques alors que mon séjour en Angleterre m'avait rendue très pragmatique...Il m'a donc fallu me rendre à l'évidence que je ne
pouvais pas continuer ça. J'ai donc cherché du travail.
4. Prof d'anglais
En novembre-décembre 2006, j'ai donc travaillé comme vendeuse
de vin chaud et d'épices. J'y passais mes journées et, à la fin du contrat, j'étais à bout. Je me suis donc pris 3 semaines de vacances au chômage (lol) tout en ayant assuré mes
arrières. En effet, en décembre, j'avais eu un entretien au rectorat pour pouvoir faire des remplacements de profs d'anglais. A la rentrée des vacances de Noël, en janvier 2007, voilà donc que le
rectorat m'appelle pour me proposer un remplacement jusqu'à mai, et qui finalement a été prolongé jusqu'à fin juin 2007. L'aubaine! Cette expérience en tant que prof d'anglais a
été sympa, et très enrichissante: le métier de prof a bien des avantages (vacances, horaires...), mais aussi des inconvénients (tensions avec les élèves (j'étais en collège), copies à
corriger...). Bref, ça a été, mais ça ne m'avait pas plu plus que ça.
5. Prof-doc
J'ai donc pris la décision de ne pas devenir prof d'anglais, mais professeur-documentaliste, pour travailler dans les CDI des établissements scolaire. Pour ce faire, il faut
aussi passer un CAPES, très séléctif. J'ai donc fait une demande d'inscription tardive à l'IUFM et, par bonheur, j'éi été prise. C'était donc avec une joie immense que j'ai mis les pieds à l'IUFM
por préparer le CAPES documentation.
Les deux premeirs mois ont été super, j'étais contente de la formation, contente d'aller vers un point précis...Et puis, en novembre-décembre 2007, je n'ai plus eu la force de bosser le
Capes; j'en pouvais plus des cours, de la pédagogie, des profs qui nous infantilisaient, des choses qu'il FAUT faire quand on est prof, mettre l'élève au centre des apprentissages...Ca ne
correspondait pas du tout à la vision que j'avais de mes envies professionnelles.
6.Doutes
Voilà donc à nouveau, début 2008, moi-même face à mes doutes et parfois à la
panique. Certains jours je me disais que je n'aurais pas le choix, que je serais obligée de passer le Capes et être prof car je ne savais rien faire d'autre... J'ai donc commencé à postuler à des
offres d'emploi de l'ANPE. J'aurais pu avoir une super opportunité pour être formatrice-accompagnatrice en insertion professionnelle, malheureusement, je n'ai pas été retenue
(nous n'étions plus que 2 lors du dernier entretien décisif!!) car il leur fallait quelqu'un de rapidement opérationnel. Grosse baisse de moral ce soir-là...J'avais tout misé sur ce
poste!
Ensuite, j'ai tenté, par tous les moyens, de trouver une formation, un boulot où je puisse évoluer...Mais, bien sûr, avec une Licence LLCE d'anglais, il y a peu de débouchés ailleurs que dans la
traduction et l'enseignement. Il m'a donc fallu accepter l'idée de tout reprendre à zéro, sachant que je ne pouvais refaire une formation sans être rémunérée: j'ai 24 ans, je ne peux pas me
permettre de demander de l'argent à mes parents comme quand j'avais 18 ans. J'ai donc un moment été tentée par un Certificat de Qaulification Professionnelle (CQP)
d'acheteur industriel sous contrat de professionnalisation mais, n'ayant pas de bases en droit, éco etc., je n'ai pas trouvé d'entreprise. J'ai donc décidé de commencer
un BTS en alternance.
7.BTS
Au début, je voulais préparer un BTS Assistante de Gestion.
J'avais trouvé une entreprise prête à me prendre mais, grâce à cette même entreprise, j'ai eu un autre contact pour un autre poste ailleurs. Ce poste (affréteuse), me semblait plus correspondre à mon caractère, et me permet d'utiliser l'anglais et le polonais (ma langue natale) dans le cadre professionnel. Je
vais donc préparer, à compter de la rentrée 2008, un BTS Transport en alternance, et travailler comme affréteuse d'ici peu.
Voilà donc les méandres de mon parcrous...C'est un peu long à raconter, mais je pense que ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seuls à être en reconversion, à douter, et avoir l'impression,
parfois, que ce qu'on a fait avant, c'est nul. J'ai eu de gros passages à vide, et j'avais beaucoup de rancoeur envers l'Education Nationale et mes études. Mais au final, par la voie du hasard,
je me retrouve avec des perspectives de formation et d'emploi vraiment enrichissantes!



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